Les voies d’absorption des huiles essentielles

Après les articles portant sur Comment choisir une huile essentielle et Comment utiliser les huiles essentielles voici la suite…

Les voies d’absorption des huiles essentielles

L’utilisation courante des huiles essentielles se fait principalement selon quatre interfaces : les voies cutanée, respiratoire, buccale et rectale. La composition biochimique et l’application thérapeutique déterminent les moyens d’absorption idéale, et ceux qui doivent être proscrits, pour chaque huile essentielle. Certains composants sont irritants ou toxiques soit pour les muqueuses cutanées et respiratoires, soit encore pour le foie ou le système nerveux.

Voies cutanées

L’absorption par la peau se produit de façon passive, par simple diffusion à travers l’épiderme et le derme. Les molécules aromatiques sont absorbées par les petits capillaires sanguins. La peau étant très perméable aux huiles essentielles, le passage se fait très rapidement. Plusieurs huiles essentielles peuvent être appliquées directement sur la peau, à condition d’être de qualité. Généralement on utilise une base d’huile végétale (noisette, amande, etc.) ou un gel neutre dans lequel une ou plusieurs huiles essentielles sont incorporées en pourcentage plus ou moins important, selon l’effet recherché et la nature des produits. La lotion obtenue s’utilise en friction ou en massage et permet une excellente absorption des composantes aromatiques. Mais, attention aux huiles essentielles riches en monoterpènes et phénols utilisées pures sur la peau, car elles sont irritantes.

Voies respiratoires

Après inhalation, les molécules très volatiles se rendent immédiatement jusqu’aux alvéoles, lieux des échanges gazeux dans les poumons, et passent très rapidement dans le circuit sanguin. Les voies respiratoires constituent un circuit favorable pour absorber une grande concentration d’huile essentielle. La diffusion atmosphérique se fait grâce à un diffuseur  ou un brumisateur. Pour éviter de saturer l’air en molécules aromatiques et risquer des irritations, il est recommandé de diffuser les huiles essentielles de façon intermittente.

Attention, toutes les huiles ne sont pas bonnes à diffuser. Ne pas mettre dans un diffuseur des huiles essentielles à phénols (sarriette, thym, girofle) qui sont irritantes pour les muqueuses.

Voie orale

Facile, la voie orale présente le grand avantage de neutraliser et de détruire les microbes qui séjournent dans le tube digestif. Après ingestion, les molécules aromatiques traversent les parois de l’intestin et pénètrent dans le sang qui les transporte en quelques minutes dans les organes, muscles et autres tissus du corps. Cette interface peut par contre amener une intolérance digestive, surtout avec des huiles essentielles phénolées. Par voie orale, utiliser un support tel qu’un comprimé neutre ou incorporer à des gélules. Il est aussi possible de prendre 2 gouttes d’huile essentielle par voie interne en les associant à :

  • une cuillerée à thé d’huile d’olive;
  • une cuillerée à thé de miel ou de sirop d’érable.

1 à 2 gouttes s’avèrent efficaces, il n’est pas suggéré d’aller au-delà de 6 gouttes par jours (2 gouttes, 3 fois par jour) en automédication. On estime que le séjour des molécules aromatiques dure en moyenne 1 à 5 jours avant qu’elles soient éliminées.

ATTENTION : Ne jamais donner d’huiles essentielles phénolées aux enfants.

Voie rectale

L’administration de suppositoires permet une absorption efficace et rapide des huiles essentielles, du fait de la grande perméabilité des veines du rectum. En effet, l’absorption orale emprunte la veine porte et le foie tandis que la voie rectale est directement prise en charge par le système cave et est dirigé vers la petite et la grande circulation. Ainsi, la voie rectale court-circuits tout le système digestif. Un premier avantage de la voie rectale réside dans le fait qu’une huile essentielle introduite dans le rectum ne peut subir de transformation chimique au contact de la muqueuse stomacale. Un deuxième avantage est appréciable lorsque les huiles essentielles administrées sont d’odeur ou de goût désagréable. Par contre, cette porte d’entrée ne doit pas être suivi sans la supervision d’un professionnelle de la santé.

Un suppositoire introduit avec la pointe en premier lieu est, en réalité, placé à l’envers et aura donc tendance à être rejeté rapidement. Placé avec la pointe en dernier lieu, le suppositoire épousera parfaitement la forme de l’ampoule rectale et y restera sans problème.

Et n’oubliez pas les précautions d’utilisation des huiles essentielles. Référez-vous aux articles précédents !

 

 

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