Mieux comprendre le syndrome du choc toxique

De prime abord, il faut bien comprendre que le syndrome du choc toxique (SCT) est une complication rare.

Ce dernier est provoqué par des toxines libérées par des bactéries (Staphylococcus, Streptococcus et Clostridium) normalement présentent sur les muqueuses (gorge, bouche, nez, vagin). La détérioration de la muqueuse permet aux bactéries d’entrer en contact avec la circulation sanguine provoquant la septicémie. Le choc septique est caractérisé par une pression artérielle anormalement base qui peut, si non traitée, avoir des conséquences graves.

Les symptômes du syndrome du choc toxique apparaissent soudainement. On peut observer une fièvre soudaine, des vomissements, des maux de gorge, de la diarrhée, une éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, des douleurs musculaires, des étourdissements et une sensation d’évanouissement.

Le syndrome du choc toxique peut survenir à la suite d’une intervention chirurgicale, une blessure, un accouchement ou une infection de la peau. Chez la femme, l’utilisation de tampons s’est avérée une cause possible de syndrome du choc toxique. En effet, l’utilisation de tampons de type super absorbant, parce qu’ils sont gardés plusieurs heures, peuvent être une cause d’infection. De plus, les tampons sont largement faits de rayonne ou de mélange de fibres de rayonne blanchie au chlore absorbant très efficacement et rapidement le flux sanguin. Par contre, ceux-ci assèchent la muqueuse vaginale rendant cette dernière fragilisée et perméable aux bactéries.

Pour diminuer le risque du syndrome du choc toxique pendant les règles, appliquer ces quelques conseils :

  • Si vos règles sont abondantes, alterner serviettes sanitaires et tampons ;
  • Changez de tampons toutes les 4 à 6 heures ;
  • Portez une serviette sanitaire la nuit au lieu d’un tampon pour éviter de garder celui-ci trop longtemps ;
  • Utilisez le tampon adapté à votre flux menstruel (ceci pour éviter de garder un tampon trop longtemps, mais aussi pour éviter de le retirer quand celui-ci est encore en parti sec favorisant ainsi une irritation de la muqueuse vaginale) ;
  • Utilisez des tampons sans rayonne, non chlorés et fait de coton biologique ;
  • Maintenir une bonne hygiène générale.

L’utilisation d’une coupe vaginale lors des règles préserve les fluides vaginaux, mais ne protège pas contre le syndrome du choc toxique. Il faut être avisée qu’une blessure à la muqueuse vaginale peut être une porte d’entrée aux bactéries. Il faut donc être très attentive et avoir une hygiène irréprochable lors de la manipulation de la coupe.

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