Thym ! Thym ! La bonne herbe !

Saviez-vous qu’au Moyen Âge, la consommation de thym en infusion faisait partie d’un rituel qui devait permettre de voir les fées ! Inspirant ! Mais plus sérieusement, le thym est une plante très polyvalente. On peut l’utiliser autant en infusion (¼ à ½ c. à thé par tasse d’eau, 1 à 3 fois par jour), qu’en décoction que l’on ajoute à l’eau du bain, en inhalation, en teinture (3 à 20 gouttes, 3 à 6 fois par jour selon l’âge, le poids et la sévérité des symptômes), comme ingrédient dans un sirop et en poudre. Sans oublier que le thym, tel quel ou macéré dans l’huile, est excellent dans la cuisine.

Utilisations médicinales

Le thym est antiseptique, antibiotique, carminatif, légèrement antispasmodique au niveau digestif, désodorisant et prépare le système immunitaire à résister aux virus, épidémies et microbes.

  • Le thym est une des plantes préférées du système respiratoire, il est très utile pour tous les problèmes reliés aux bronches et aux poumons. C’est un antispasmodique et antiseptique pulmonaire hors pair qui liquéfie le mucus, calme la toux, apaise et favorise l’expectoration. En infusion, en inhalation ou en teinture, le thym est utile dans les cas de rhume, grippe, enrouement, bronchite, pneumonie et dans les cas plus chroniques comme l’emphysème. Ses propriétés expectorante et fluidifiante sont particulièrement utiles pour rendre une toux sèche plus grasse, ou productive. Son effet antispasmodique et relaxant au niveau des bronchioles, ainsi que sa capacité de liquéfier le mucus, soulagent l’asthme, la coqueluche ou toute autre infection profonde des poumons accompagnés de mucus épais et coloré jaune ou verdâtre
  • Le thym est un excellent tonique immunitaire, surtout chez les enfants qui ont encore leur thymus (glande du système immunitaire) en croissance. Il stimule la production de globules blancs et aide l’organisme à résister, ou à se défendre contre virus, épidémies et infections.
  • Ses qualités antispasmodiques font qu’il est recherché pour soulager les gaz, ballonnements, fermentations et coliques. Ses propriétés astringentes le rendent très utile contre les diarrhées, gastro-entérites et ulcères. Le thym a aussi une action antiseptique et antibiotique au niveau des intestins – il aide à rétablir et maintenir une flore intestinale saine, il débarrasse des parasites et est un excellent vermifuge.
  • Associé à la cayenne et au romarin, en huile ou en teinture, le thym en massage ou comme liniment, calme les douleurs musculaires ou articulaires dues aux rhumatismes, l’arthrose, l’arthrite, la goutte ou à un effort physique excessif.

Utilisations culinaires

Le thym fait partie du traditionnel « bouquet garni ». Le thym tolère bien la cuisson et se marie bien aux légumineuses, aux mets à base de tomate, aux farces, au tofu, aux viandes et aux poissons grillés.

Utilisations

En bain complet :

  • Pour enrayer les refroidissements dès le début, stimule le système nerveux, aide dans le cas de problèmes cutanés de type inflammatoire. Expectorant, antispasmodique, pour les enfants atteints de bronchite, de croup ou d’asthme.
  • Bain anti rhume par excellence. Pour le bain, faire une forte infusion composée de 2 tasses de thym séché et deux litres d’eau bouillante (dosage adulte). Infuser 10 minutes à couvert, filtrer et verser dans la baignoire remplie d’eau à la température du corps. Après le bain, ne pas se sécher. S’envelopper dans un peignoir et se mettre au lit en se couvrant bien. Le corps doit avoir une demi-heure à une heure de repos pour pouvoir transpirer. C’est très important, car sans cette seconde phase, toute la procédure serait inutile. Le thym ayant entre autres, la propriété de stimuler la circulation sanguine, vous devez vous attendre à ne pas trouver le sommeil tout de suite après le bain. On ne doit pas prendre plus d’un bain de thym par jour.

En inhalation :

  • Pour, respirer les vapeurs d’une tisane de thym. Se couvrir la tête avec une serviette au-dessus de la tisane. Garder les yeux fermés.

Précautions et interactions

Le thym étant un stimulant utérin, on évitera de la prendre en dosages thérapeutiques durant la grossesse. Son usage culinaire reste toutefois sans problème.

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